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La série "Les mots de l'architecte"

Lire l'article de Michèle Champenois sur cette série dans Le Monde Télévision du 6-7/08/2000, p. 15

Les mots de l'architecte : 1/6 Dominique Perrault de Richard Copans (1998) (53 mn 09/07/2000 Paris Première)

Les mots de l'architecte : 2/6 Paul Andreu de Marie-Paule Boisset Saint Setier (1999) (54 mn 19/07/2000 Paris Première)

[De Roissy 1 en 1967 à l'Opéra de Pékin aujourd'hui (un film est consacré à sa construction), Paul Andreu explique ses conceptions des lieux de passage et son travail sur la lumière qui représente pour lui l'objet principal de l'architecture.
Le point de départ du film est centré sur l'aéroport de Shanghai, symbole du nouvel urbanisme du quartier de Pudong. Il s'agit ici d'intégrer le bâtiment à l'environnement, "une réconciliation entre la nature et les constructions" ou le toit bleu troué met les voyageurs en relation avec l'extérieur. D'autres réalisations récentes d'aérogares sont évoquées en photos : Abu Dhabi, Jakarta ou Dar Es-Salaam. Paul Andeu souligne à ce sujet que les aéroports sont des "objets sans référence", apparus il y a 70 ans environ.

L'ensemble des aérogares de Roissy est ensuite décrit à l'aide de croquis. L'aéroport est conçu avant tout comme un outil qui vise à rapprocher les avions des passagers tout en limitant les déplacements pédestres de ces derniers. La structure circulaire en échangeur est alors choisie. Les différentes voies menant aux satellites (qui permettent l'embarquement des passagers) est défini comme un premier voyage. La structure circulaire intégre alors des volumes en trapèzes, qui sont à la base du bâtiment.

Les différentes expansions de Roissy ont été réalisées après 1971 et devaient s'étendre suivant un axe linéaire. Mais l'intégration du TGV et du RER à l'aéroport a modifié la structure évolutive prévue. Paul Andreu a souhaité que les avions soient visibles dès la sortie des trains : la continuité a été assurée par une grande verrière. Enfin le hall F de 1988 se présente comme une vaste voûte de béton sous laquelle la lumière qui y pénètre sert à observer les avions.

La construction d'un vaste complexe culturel au centre de Pékin est ensuite décrite en dessins. Des quatre bâtiments prévus, c'est l'opéra qui est le plus représentatif : il est placé au milieu d'un bassin comme une île dont le seul accès est un passage sous-marin qui débouche sur un vaste hall doté d'une immense gallerie transparente. La forme générale est celle d'une grande coquille, recouverte de titane, comme le Musée Guggenheim de Bilbao. la capacité de la salle, 2300 places, conduit alors à la primauté du fonctionnel.

Le film se termine par une analyse du Musée d'Osaka, une autre île gagnée sur la mer, à l'entrée du chenal du port. Paul Andreu met en parallèle les deux projets qui sont, tous les deux, accessibles par "un chemin mental". Une vaste coupole de verre et d'acier recouvre un bateau (comme pour le Musée du navire polaire Fram d'Oslo). Le verre a été conçu pour s'adapter à la luminosité extérieure : deux couches de verre avec une feuille métallique perforée entre les deux.

Paul Andreu finit par insister sur la notion de reprise en architecture : se poser des problèmes analogues à ceux déjà rencontrés et trouver des solutions similaires ou différentes. La reprise lui paraît indispensable, "c'est un des ressorts même de la création".]

Les mots de l'architecte : 3/6 Gilles Herzog et Pierre de Meuron de Richard Copans (1999) (50 mn 26/07/2000 Paris Première)

[Entretiens séparés avec deux architectes suisses, à propos des bâtiments industriels qu'ils ont réaménagé (une centrale électrique à Londres) ou édifié (les usines de Ricola) ou de la gare de marchandises de Bâle : ils privilégient souvent les surfaces striées et l'adaptation des constructions au contexte.]

Les mots de l'architecte : 4/6 Christian Hauvette de Stan Neumann (1999) (51 mn 30/07/2000 Paris Première)

[Des bâtiments liés à l'enseignement (une école d'ingénieurs, le nouveau rectorat de la Martinique, à Fort-de-France ou le lycée technologique de Clermont-Ferrand) à ceux des administrations (le siège social de l'agence française de développement à Paris ou des logements pour les agents du ministère de l'Intérieur, dont le double vitrage, côté périphérique, assure une parfaite isolation phonique), Christian Hauvette explique, in situ, ses visions de l'architecture.]


Les mots de l'architecte : 5/6 Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal de Leonardo Di Costanzo (1999) (50 mn 45'' 06/08/2000 Paris Première)
[De la maison perchée dans les Landes à la maison-serre : les deux architectes reviennent sur des projets reposant surtout sur l'utilisation de matériaux modernes (polycarbonate et aluminium). Ces derniers permettent d'accroître la surface des espaces intérieurs à moindre coût. Les façade composées d'arbres (L'Université des Lettres et Arts à Grenoble) et l'importance donnée à l'ouverture au paysage marque l'influence de l'expérience de Jean-Philippe Vassal au Niger, sur son travail actuel.]


Les mots de l'architecte : 6/6 Alvaro Siza de Stan Neumann et Richard Copans (1999) (53 mn 13/08/2000 Paris Première)

>> Voir aussi le film qu'ils ont consacré à la Faculté d'Architecture de Porto du même architecte, dans la série Architectures

E-Mail : olivierhellec@orange.fr

Dernière mise à jour le 02/05/2008